L’I.A. et son double – Scott Westerfeld

J’aime beaucoup découvrir de nouvelles œuvres d’un auteur que j’ai aimé, surtout quand il s’agit d’un genre différent. Après une saga dystopique et une trilogie steampunk, toutes deux destinées à la jeunesse, j’ai décidé de découvrir Scott Westerfeld sous un nouveau jour: un one-shot de science-fiction, pour adultes, qui date de ses débuts: L’I.A. et son double. Si je n’ai pas spécialement reconnu son style, j’ai néanmoins passé un très bon moment.

L’histoire: (Source: Booknode)

L’avenir lointain. Lui est une intelligence artificielle évolutive qui a franchi le seuil au-delà duquel une machine acquiert son indépendance pour devenir une personne à part entière. Dans un monde où l’on peut tout reproduire, tout synthétiser, sa spécialité est d’authentifier les originaux pour une galerie d’art. Elle est une biologique, une tueuse à gages qui agit pour le compte de mystérieux commanditaires. Il enquête sur une œuvre toute récente de Vaddum, l’artificiel, le sculpteur génial, alors que celui-ci est censé être mort depuis sept ans. Elle recherche, pour l’éliminer, celui qui semble avoir trouvé le moyen de copier des I.A. — chose impensable dans l’univers de l’Expansion. Deux êtres hors du commun, deux missions qui ne vont pas tarder à se croiser, voire à s’opposer, en un space-opéra baroque où les chefs-d’œuvre sont des armes, et les armes des chefs-d’œuvre. Où d’étranges mariages lient la chair et la machine.

Mon avis:

J’ai bien aimé cette lecture. Je n’ai pas spécialement retrouvé Scott Westerfeld, dans le sens où je ne pense pas que je l’aurais reconnu, si je n’avais pas su que c’était lui. Mais c’est normal, puisque ce livre de SF pour adultes n’a rien à voir avec la trilogie steampunk Léviathan ou la saga dystopique Uglies que j’ai pu lire de lui. J’ai quand même beaucoup aimé le style, j’avais constamment envie de lire la suite. La réflexion « où s’arrête la machine et où commence l’individu » était très intéressante, et son inverse également « peut-on cesser d’être considéré comme une personne si on est un légume » par exemple. Le rythme du livre est bon, ce n’est pas haletant mais l’alternance entre les points de vue permet de toujours vouloir continuer. Il n’est pas très long, et pourtant, en l’espace de 350 pages, c’est tout un univers et la personnalité de plusieurs personnages que l’on découvre en profondeur. Un livre que je ne regrette pas d’avoir lu, mais que je ne conseillerais pas à de trop jeunes lecteurs. Certaines scènes pourraient les choquer, et ils risqueraient également de passer à côté de la réflexion humanité/machine, ce qui serait bien dommage.

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Avez-vous déjà lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ?

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